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Avoir comme salaire un sourire de vous,
M'apporte tant d'amour que je n'ose le dire
A votre air libertin, qui sait tant me séduire,
Cela plait à mon cœur autant qu'un rendez-vous,
L'art de votre beauté ne vient de vos genoux,
Ni même de vos traits qui méritent un empire;
Rien ne peut être aimable autant, je peux l'écrire
Que votre doux regard où brûlent deux bijoux.
Si ma plume est esclave et ma luxure éprise,
Si mes mots aujourd'hui vous appellent marquise
C'est aussi que vos fleurs me font tous les effets
D'un printemps Florentin. sachez charmante dame,
J'en pèse le pouvoir, qu'au jardin de mon âme
Le soleil de vos yeux ne se couche jamais.
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