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Le soir quand l'Occident mêle ses larmes d'or
Au son de l'angélus, que la douceur entraîne
La gondole du jour aux rives de sa mort,
Juste entre chien et loup, à l'heure ou l'ombre est reine;
Au moment où l'abeille adresse un au revoir,
A la robe des fleurs, que le vallon exhale,
La bonne odeur du foin, l'extrait de son pouvoir,
A la source qui pleure, une histoire ancestrale.
Combien j'aime l'instant où la nuit fait asseoir,
Les tristes, les heureux, poète romantique
Ou sage paysan, tous aiment recevoir
Au banquet de l'été, le souffle bucolique,
Un soupçon d'infini, l'impalpable saveur
Qui ne veut pas mourir, céleste est le génie,
Au vase pâle du soir, mélangeant sa langueur,
L'onde crépusculaire, à l'encre s'associe
Pour fondre à la tendresse un exquis sentiment,
Ou le divin écrit ce que l'ange évapore.
Souvent le rossignol enchante de son chant,
Avec un tel cadeau l'âme devient amphore.
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