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De ma lointaine enfance il me reste deux ailes,
Je les dois à ma mère, à l'ange de son cœur,
Céleste sont ses sens au combien protecteur.
C'est au pied d'un massif aux neiges éternelles
Que je voudrais graver cette œuvre en lettres, belles,
Je demanderait l'or au bel oiseau chanteur
Pour que puisse apparaître une aubépine en fleur,
L'amour, de mon amour, toucherait ses prunelles.
Tel un acte divin en attendant le ciel,
Pour elle, un grand fanal au clair providentiel
Guiderait chaque mot, en apaisant sa vie
Et grâce au sentiment un sonnet précieux,
S'envolerait vers elle en évitant la pluie,
Fleurissant de bonheur aux vitraux de ses yeux.
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