|

J'effeuillerai pour lui, l'arbre des mots en fleur,
Acceptant le progrès que mérite son âge;
Ainsi que le passé pareil à ton image,
Pour retrouver l'enfant qui envoûtait mon cœur.
En moi, le rossignol imposera son chœur
Sur mes jours et mes nuits. de ma verve sauvage
S'écoulera de l'or, le merveilleux ramage;
Et jamais satisfait de mon tendre labeur,
Le soleil de ma main caressera la rose;
Imitant le bourdon quand l'aurore se pose
J'irai de fleur en fleur, remplir l'étui vermeil
De mon urne dorée afin d'en faire un conte,
Pour embellir le temps sur les marches du ciel
Que ton ange descend alors que je les monte.
|