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Permettez aujourd'hui, d'un régal non feint,
D'annoncer le printemps, ainsi de vous écrire,
En déjouant notre âge. au sens du baise-main
Déposant à vos pieds ce que l'amour m'inspire;
Fidèle à vos atours, dans un style élégant,
Sans me privé dés lors, j'userai chère dame
Du vous, respectueux, d'un sort incessamment
J'honorerai vos traits, femme si désirable
Merveilleuse en tout point. au démon de midi,
Se ligue les bienfaits d'endurer votre augure
Où mon regard se pend, c'est un plaisir pour lui
De soulager son mal, en suivant votre allure.
Si mon encre, Marie avait l'art de vos yeux,
Ma plume avec raison et droit serait au Louvre,
Mes mots, à votre image auraient le teint des cieux;
Pâle jade d'azur qu'un nuage découvre.
Oh! si mon éloquence avait votre bonté,
Combien serait galant, séduisant mon langage,
L'empire de mes vers en paraitrait sacré.
Bénissant ce soleil je n'aurai d'autre adage.
Je vous aime, mon ange aujourd'hui comme hier,
Ne douter en demain, ma flamme est infinie,
je possède l'honneur, au point d'être fier
D'aimer votre sillage avec force et envie.
Tout ce beau temps soudain, ne peut rester secret,
Si j'ose autant d'amour, pourrais-je encor le taire,
Alors que mon trésor provient d'un seul coffret,
Vous possédez le faste éclat d'un solitaire.
A jamais, je serai dépendant de vos dons
Et promet de rêver longuement, le cœur frêle,
De vous aimer toujours, de suivre vos talons
Où votre ligne exulte, ajouré de dentelle;
Pris dans le piège d'or de votre beau regard,
A cette aurore en fleur, s'apparente ma lyre;
Tout ce qui vient de vous, sera mon étendard,
Je veux vivre demain avec votre sourire;
Avec tact et douceur, d'enrichir votre nom
Mon cœur n'aura de cesse, à cette joie extrême
S'ajoute un sang bouillant, se mêle à mon flacon
Les roses de la dote ainsi que ce poème.
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