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Je rêve d'une église au cœur d'une prairie,
Oublié des croyants, sans personne en son sein,
Ouverte à toute entrée, avec aucun tocsin,
Un couple de pigeons, pour toute allégorie.
Juste un modeste Autel, pour accueillir la vie.
Des vieux murs habités par le temps au déclin,
Au centre de la nef, un candide aubépin
Serait pour le poète un coin où l'âme prie,
Ni croix, ni crucifix, une authentique bible
Blanche, celle des fleurs, pour amoureux sensible.
Sous une arche émeraude un banc de marbre blanc;
Quelques livres offert par la sainte inconnue,
Et puis de l'encens pur que juillet distribue,
J'aurais pour cet endroit un noble sentiment.
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