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Au jour où je vous vis, date ma dépendance,
Vous étiez si belle à l'approche du soir,
Avec un air serein d'une intime élégance
Votre grâce étendait son immense pouvoir.
Dans mon regard neigeait votre tunique blanche
Et je croyais rêver en cette fin de jour,
Ruisselant de soleil à travers chaque branche;
Devant ce cher tableau que dessinait l'amour,
J'aurais voulu trouver d'un langage ineffable
Les mots les plus jolis, vous faire un bel aveu
Avec tact et douceur, dire l'inexprimable
D'un art que rien n'égale, à l'image d'un vœu.
L'or pur de vos longs yeux envahissait mon âme,
Comme au vase aurait fait, de savoureux œillets.
La faute à vos appas mon cœur était en flamme,
J'aurais vraiment aimer vous offrir un palais;
Tous les soleils cachés que possède mon être,
La foi de mon attrait pour autant de beauté
Embrasait mes désirs, dont je n'étais plus maître,
Mon emprise pour vous, touchait même au sacré.
Avec des vers, des fleurs j'aurais aimer vous dire,
Combien je vous trouvait au bord de ce chemin,
Adorable et splendide. il eût suffit d'écrire,
Un éminent poème au symbole divin,
Mais ma timidité, dans son beffroi d'ivoire,
Refusa le combat, n'osant viser vos yeux,
Vous trouvant trop canon, jamais je ne su croire
Au succès d'un sourire, au projet merveilleux.
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