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Je m'endors au mieux malgré le bruit de tes pas
Et j'écoute malgré moi le bruit de l'enfer
Odieux avec ma peur tu m’imposes cet effroi
Comme un rêve étourdissant j’entrevois ce mystère.
Tu m’abreuves de souvenirs et tu mets tout à nu
Coule, l'âme des larmes qui me berce, insouciant,
J'imagine tes mains sous ces draps distendus
Par tes jeux tu me désenchantes et je crie en t'implorant.
Comme une âme égarée par ce grand cœur qui bat
Je murmure un silence comme un vent très amer
Tout au bout d'un destin que consument mes doigts
Avançant comme seul un soldat sans sa guerre.
Odieux souvenirs, pour moi tu n'es qu'un inconnu
Ta silhouette n'est que rêve ou je me noie pourtant
Je te ressens si proche comme un sourire rendu
Mon rêve me déçoit, je te demande : fous le camp.
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