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La vieille volupté de rêver à ma mort
Où toujours l'espérance abusant ma raison
Survient et s'impose sans effort
Me montrait le bonheur dans un vague horizon
Les lunaires reflets vagues du calme nocturne
Vision d'ombres sanguinolentes
Passent dans une attente inerte et taciturne
Râles d'expirations lentes
Et pour qui je ferai, si j'aborde à la gloire
Et dans le tourbillon au néant emporté
Dans l'azur d'un poème offert à sa mémoire
Abattu par le temps, il rêve l'éternité
Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge
Et l'homme, et l'homme seul, ô sublime folie
Sans qu'un désir nous trompe, ou qu'un remords nous ronge
Au fond de son tombeau croit trouver la vie
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