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Par la porte entre- ouverte
Par la porte entre- ouverte, je vois filer un rêve
Sorti d’un long sommeil qui a du l’enfanter,
Par la porte entre- ouverte le vent d’autan soulève
Des poussières d’étoiles qui du ciel sont tombées.
Par la porte entre- ouverte, je sens que l’on m’observe,
C’est peut-être un voyeur qui s’est dissimulé…
Par la porte entre- ouverte un rideau se soulève
Et glisse jusqu’à moi son voile de mariée.
Par la porte entre- ouverte, je sens une présence
Qui aiguise mes peurs et me tient éveillé,
Sur le seuil j’imagine quelques ombres qui dansent
Sans qu’aucune lumière ne les ait projetées.
Par la porte entre- ouverte, je vois un peu de lune
Qui éclaire la neige de son disque d’argent,
La nuit a ses mystères, la nuit a ses lacunes,
Ses cauchemars discrets, ses songes inquiétants.
La nuit a ses chimères, ses délicieux fantasmes,
Son paradis perdu peuplé de revenants
Où la douce violence qui abuse des âmes
Se meurt évaporée sans effusion de sang.
Des bruits irréguliers et quelques grincements…
Comme si l’inconnu cherchait à me distraire…
Juste un peu de sueur et quelques tremblements…
Il jouit de ma frayeur, il joue avec mes nerfs.
Etrange sensation liée à ma psychose
Ou le bien et le mal chercheraient à s’unir,
Dans cet amour naissant plein de métamorphoses
Quand un refus suscite ce qu’il veut obtenir.
Par la porte entre- ouverte, je ne sais qui me guette,
Ais- je tort de penser que tout ça est malsain…
Le loquet bat un peu et puis le bruit s’arrête,
J’entends une voie douce qui me murmure : ‘’ Viens ! ‘’.
Mélange de désir pourquoi pas inavoué…
Je referme les yeux, j’entends claquer la porte,
Et des pas réguliers lentement s’en aller…
Il doit se retourner… il attend que je sorte.
Il sait bien que je vais aveuglement le suivre
Et que j’irai chercher ce qu’il attend de moi…
Peut-être l’illusion de trouver et de vivre
Un amour interdit et au dessus des lois.
Claude écrit le 3 janvier 2021
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