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Emblème du bonheur, où l'aube fait éclore
De belles lettres d'or sur le recueil du temps;
Je propose un écrin, pour ce mot que j'adore,
Un rossignol aussi, n'est-il pas mon printemps.
C'est un livre à fermoir avec des pages blanches,
Qu'il me faudrait fleurir, pour y graver ton nom,
une neige de fleurs s'écoulerait des branches,
Cette histoire d'amour n'aurait qu'une saison,
S'il me faut une plume alors celle d'une ange
Idéale compagne apposera mes mots,
Aux côtés d'une rose, un grand soleil orange
Eclairera mes vers, mes fleurs quelques sanglots.
Sans pouvoir égaler la source qui soupire,
Ma muse épousera les souffles blonds du soir,
Pour qu'un tendre frisson fasse chanter ma lyre,
Mon encre exhalera des extraits d'encensoir.
J'imagine maman une douce romance
Ouverte sur tes yeux à l'heure ou je t'écris.
A l'âge des bonbons tu couvais mon enfance
De gestes indulgents, des sourires exquis;
C'est sans mal que j'avoue, impossible de rendre
Ce que mon cœur te doit, de tendresse et d'amour,
Même encore aujourd'hui la braise, sous la cendre
Attise un souvenir, souvent un rêve accourt,
Je me revois enfant autour de moi résonne,
La douceur d'une voix au timbre merveilleux,
Cette hirondelle au nid mon âme l'emprisonne
Avec beaucoup d'amour dans un duvet soyeux.
Une prairie en fleurs, bourdonnante d'abeilles;
Avec beaucoup d'amour je te fait un bouquet,
Avec ces souvenirs que le parfum réveille
Je sens naître la grâce ainsi ce cher coffret
A traversé le temps, pour faire ma richesse,
Me grisant de candeur, d'un havre reposant,
Dans ce verger en fleurs, l'écriture me presse,
De ciselé des vers d'un charme diligent.
Voila tout le bonheur d'une enfance éphémère
Qui reste inguérissable avec son sable d'or
Et l'amour d'une mère est point une chimère,
C'est même le cocon, ou l'âge tendre, dort.
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