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Les paillettes humides , teintées de sang,
s’écoulent dolemment des yeux de l’éther,
Quand il voit les coeurs des femmes,
encombrés de chagrins amers,
Qui pleurent comme des torrents lactescents,
Quand il voit des femmes qui se couchent violemment
sous les irrefragables tourmentes,
embrase’es par les adultères de leurs chéris,
Qui sont maintenues en lesses par la main funeste
de la solitude, pour la vie,
Quand il voit des femmes de l’ombre,
qui errent dans des lieux accablés de froides ténèbres,
dans les dédales sombres de l’oubli,
avec leurs yeux et leurs cœurs accablés
d’absences d’espérances d’amours,
Des femmes qui sont muselées par la force, l’indifférence
outrancière des hommes, à la fenêtre sinistre du jour,
Qui sont convaincues que c’est une cause perdue,
de clamer leurs souffrances, tour à tour,
Et pour qu’elles soient entendues,
il faudrait que leurs clameurs détonent
plus violemment que le tonnerre,
Pour que les hommes soient à leurs écoutes,
et soient plus empathiques,
pour qu’ils laissent s’alambiquer leurs natures austères,
Mais les coeurs des hommes sont des statues de pierres,
Et les statues de pierres ne pleurent pas sur les souffrances,
ni sur la misère.
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