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A l'heure ou je t'écris un candide je t'aime...
Par la fenêtre ouverte entre une odeur de foin,
Je pourrais savourer, si tu n'étais si loin.
Cette flamme pour toi je la voudrais suprême
Pour te dire en joli, ce que ma plume sème,
Ces mots dits à mi-voix, mon cœur en est témoin
Se fondent dans l'amour et demeurent un besoin,
Je viens de les cueillir pour garnir mon poème
Au pan d'un souvenir et faire un grand bouquet
Afin qu'à part nous deux, il garde son secret;
J'éveille un rossignol pour les soirs de septembre
Et je tremble en songeant à l'étincelle d'or
De ton charmant regard; vers toi prend son essor
L'âme d'un sentiment en route vers ta chambre.
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