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Quatre-vingt sept joyaux couronnent ton esprit,
Si j'effeuille aujourd'hui, l'aile qui me parfume
c'est pour te rendre hommage avec un bel écrit
En cadeau ce frisson, la douceur de ma plume.
Ils sont pour toi, maman ces vers ruisselants d'or,
Si ton cœur fait des bonds en lisant cette lettre
C'est que j'aurai gagné d'un touchant réconfort
Ce que ma verve vise au juste centimètre
Le centre de ton âme où vacille un flambeau
Que l'amour entretien et que le tendre, élève.
Pour émouvoir tes yeux point besoin d'un pinceau,
Quelques verbes en fleurs que mon estime achève
Eclaireront ce jour, avec un parfum pur
D'une immense valeur, de l'encre à l'alouette,
Une même couleur enflamme, c'est l'azur
Même si le destin ne me fit point poète,
Le plaisir de t'écrire en moi fait son chemin,
En pillant l'encrier , je succombe quand même.
Tu ne soupçonnais pas, l'or de ma gauche main,
Toujours dans mon esprit se consume un poème.
Ce qui pétille en moi bourgeonne dans les Cieux,
Tu devines mon plan, c'est les plus belles choses,
Comme un jour de printemps que convoitent mes vœux,
Voila pour ta journée un océan de roses.
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