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Tu m'as dit gentiment, d'une voix duveteuse,
Parlant de mes écrits qu'ils étaient chaleureux,
Aussi fin que la brise à l'âme paresseuse.
Quand je parle d'amour, c'est toujours généreux,
Tu devines le miel, le geste de tendresse,
Si ma main glane l'or, le verbe flamboyant
C'est souvent pour tes yeux; sensuelle noblesse
La langue Française est jolie infiniment.
Au chevet du poète un souffle doux s'échappe.
La musique des mots, d'un fabuleux projet
Parsème de joyaux, d'une élégante nappe,
Le destin d'une idylle et s'invite au banquet
De l'amoureux discours un ruban invincible
Enlace les fervents, les tendres soupirants
De pleurs ensoleillés. une trame sensible
Inonde mon vélin, ma plume est au printemps
Chaque fois que j'écris pour ton cœur un poème,
J'exhume du passé, l'emprise de tes sens,
Alors je puise en moi, pour fleurir mon "je t'aime"
L'évanescent parfum aux vertus de l'encens,
J'épouse les contours de la rose éternelle
Et le frisson d'avril qui embrase au sous-bois
La scille et la jonquille. une fine dentelle
Comme un soleil en flamme enveloppe mes doigts;
D'un appel au divin, mon encre est immuable,
En reliant mes vers au noble Paradis
Je recherche l'effet du vieil or introuvable
Où le bonheur profond des premiers gazouillis.
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