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Quand le temps n’est qu’une mesure
Et que l’espace est sans mesure
Il nous faut aller plus loin
Voir un horizon qui ne soit pas celui de nos ancêtres.
Sinon l’avenir se dérobe
Et il reste telle une promesse hors d’atteinte
Ce monde meilleur qui nous enfonce
Dans un cauchemar sans fin.
Tout brûle,
Hier est en cendres,
Demain est en ruines,
Nous jouons avec le feu.
C’est le grand incendie,
Qui enflamme nos vies,
Et la poussière
Retourne à la poussière.
Encore un jour
Confiné
Où rugissant
L’esprit s’évade.
La poésie
Est ce que j’ai à vivre
Aujourd’hui
De plus sauvage.
Il y a ceux qui crient
Quand la vie se tait,
Et ceux qui murmurent
Que la vie fait trop de bruit.
Suis ceux qui donnent des ailes
Pas ceux qui volent les pauvres,
Car avoir les pieds sur Terre
N’excuse pas de piétiner le monde.
En poésie
J’ai des hauts
Et j’ai des bas
J’habite des vertiges.
Et puis un feu en moi
Verse des larmes
Quand la nuit se tait
Les silences de la lumière.
Début mai
Par temps de pluie
Avoir un peu de ciel
Dans les chaussettes.
La tête dans les nuages
J’ai des vertiges répétés
De cette chute éternelle
Qui voit le jour tomber.
Ce n’est pas dans les gènes
Les gênes du cœur,
Plutôt le bonheur
Plus tôt que plus tard.
Ceux qui s’aiment
Sèment les jours heureux
Dans les champs de l’amour
Dans les chants de toujours.
Mon amour
Quand je suis en toi
Tout semble
Parfaitement à sa place.
Le sacré
S’envoie en l’air,
Mes prières s’exaucent,
Et je touche un peu le paradis.
Par temps de pluie
Tu es le soleil
De mon arc-en-ciel
Dans la poitrine,
Et tu dissipes le vent
Et les orages
De mes tempêtes
Dans la tête.
Tu es partie,
Période de confinement :
Les rencontres - difficiles,
Les adieux - plus encore.
Du feu qui brule en moi
Les mots en sont les cendres,
Je garderai la flamme
Quitte à consumer ma vie.
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