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Au parvis de l'hiver, je vide mon flacon,
L'aurore aux doigts gantés alimente ma plume,
J'aurai le goût soyeux d'une rose en bouton
Et l'admiration, que mon encre résume,
Pour celle qui mérite un recueil flambant d'or,
Des vers enluminés d'une fine tendresse,
Simulent sur vélin la dentelle du Nord.
Ce cadeau révélé, véritable richesse,
Je l'ai dit bien des fois, ce mot doux c'est maman;
Chaque syllabe flambe au foyer de mon âme,
Musique délicate, à jamais firmament.
Tel un fleuve tranquille, ainsi qu'une voix clame
Une douce chanson, ce poème dira,
Bien mieux qu'un long discours, combien mon esprit l'aime,
Combien je pense à elle; un style d'apparat
Convient à cet honneur, puisqu'il a comme thème,
L'écrin de ma naissance au coeur du mois de juin,
De l'an soixante-trois. je n'étais pas un ange,
Pas même un bon garçon; mais aujourd'hui j'ai soin
De rendre à son amour, une douce louange,
Je n'ai manqué de rien, puisque tu étais là,
J'avais à mon giron, le soleil d'une mère,
Cet atout fabuleux, que le destin créa,
La chance de l'enfant, que ne connu mon père;
Le coeur d'une maman, est un temple de fleurs,
C'est l'Autel des beaux jours, la divine merveille,
N'oubliez pas le miel, il n'en est pas ailleurs
Comparable à celui de sa bouche vermeille.
Mon âme s'attendrie en fouillant le passé,
Les moments merveilleux demeurent impérissable,
Combien je fus heureux et d'autant plus aimé,
Ce bonheur de l'enfance il reste inestimable.
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