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Voici que ma navrance m’importune violaine,
depuis que tu es dans l’exil de mon cœur,
Aussi mon âme se perd dans une insondable langueur,
Comme un reclus, un chien errant
soumis à l’entrave inexorable de la solitude,
abreuvée d’outrageuses froideurs,
Depuis que tu m’as échancré, laminé mon cœur,
Comme la réclusion , la solitude
échancre ,dévaste les coeurs
des âmes divorcées, en profondeur.
Et ton divorce embrase dans ma vie,
d’ineffables matières,
Sans que tu ne sois assiégée par le remords,
de n’avoir point su mesurer l’étendue
de ma langueur austère.
D’ailleurs tu n’es point érode’e par la conscience,
d’embraser avec ton amant, une volupté outrancière.
Si bien que pendant ce temps, mes supplices
ne cessent point de renfler comme les nuées dans l’éther,
Ils pèsent comme les silences insoutenables
des cimetières.
Mais tu n’en sais rien, tu vis dans l’éclat du faste,
comme le scintillement de l’éclair,
Tu ne sais même pas que ton indifférence
à ma déreliction, distille dans mes veines,
son parfum mortifere.
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