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Puisque toute vie est éphémère
Que tout retombe en poussière
à quoi ça sert à quoi ça rime
D’écrire comme on croise le fer
de s’adonner à cette escrime
A quoi çà sert de faire des vers
qui sonnent comme une langue étrangère
Certains poètes fanfarons
Parlant des femmes vous diront
Les femmes entendent mieux le son
qui s’écoule en musique
Que ceux qui leur font la leçon
A la façon d’une mécanique
Les mots récréent les mots s’envolent
Tôt ils s’échappent par la parole
font des loopings des cabrioles
Las comme tournent les hirondelles
Souvent ils volent à ras du sol
comme les sons les mots s’envolent
comme les feuilles ils se dispersent
c’est étonnant comme les paroles
glissent sur nous ou nous transpercent
Si la parole est maladroite
En les tenant par le licol
L’écrit leur donne le beau rôle
En balançant de gauche à droite
les mots s’entraident les mots s’épaulent
S’amusent entre eux se trouvent drôles
Quand ils se laissent mettre en musique
Ils interprètent des barcarolles
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