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Ô douteux trop espérer, ô douleur trop certaine
Ne viendra jamais le jour qui verra finir ma peine ?
A ces doux tableaux mon âme indifférente
Contemple la terre comme une ombre errante
Toi, le monde encore ignore ton vrai nom
Esprit mystérieux, mortel, ange ou démon
Un jour vide, un jour triste, un jour pâle, un jour nu
Comme un jour de jeûne, d'abstinence où l'on ne semble revenu
Dans ce cœur mort quand bien même une amère souffrance
Sur ce chemin triste quand bien même une fleur d'espérance
Au loin, dans la brume sonore comme un rêve presque effacé
Je vois, pâle et triste mon vieil amour des années passées
Tu m'as marqué le front de ta lèvre irritée
Sous la tiède pâleur de la lune ensanglantée
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