|
Depuis que tu reposes dans l’urne de la mer,
Mon cœur s’est brisé sous mes peines
lourdes d’insomnies fielleuses et austères.
Mon âme est un pays accablé de tempêtes hiémales,
Qui suffoque sous leurs souffles sinistres et opales.
Mon cœur est celui d'une femme hurlante, convulse’e
sous des archipels informes de langueurs,
Sous ton absence exécrable, embrasant
mes flots impétueux de clameurs.
En amour, mon coeur saigne abondamment
comme un mendiant,
Si bien que même la pluie ne pourra point essanger
mon linge macule’ de sang.
O Charlene, mon amie !, j’aspire à pleins poumons,
les odeurs funestes de ton absence,
Je suis l’âme du jour sans soleil,
qui pleure dolemment sous la maltraitance noire
de ton silence.
O charlene, je m’en vais comme un sanglot étouffé
dans l’étreinte de la nuit,
Comme un cœur haletant sous le poison virulent de l’ennui.
O Charlene, je te rejoins dans ton lit, ma chérie que je chéris.
|