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Ô toi, ô ma douleur qui dort au fond de moi,
Entend les battements de mon cœur maladroit,
Et berce ce tourment. Entend l’écho du vide
Qui soupire en secret sur l’onde translucide.
Ô toi, ô ma souffrance, mon invisible sœur,
Je viens et je dépose à tes pieds cette fleur :
Que son parfum si doux, que sa délicatesse,
Recouvre ton jardin d’un souffle de tendresse.
Ô sombres souvenirs laissez-vous caresser
Par la brise du vent. Elle ombre le passé,
Embellit le présent et remplit d’espérance
Les désirs des demains enfouis dans le silence.
Ô jours ensoleillés que je vois apparaître
A travers les carreaux joyeux de ma fenêtre,
Vous serez accueillis par mes bras grands ouverts,
Comme les premiers lys après les longs hivers.
Lucille Lavoie
Février 2021
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