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Mon fils chéri,
D’après mes amis, certains affirment
que tu as été emporté par une incurable maladie,
D’autres m’ont dit que tu as implore’ l’âme sombre,
pour qu’elle vienne assécher tes mers adverses,
qui accablaient ta vie.
Ou serait-ce ma si longue absence ?
qui aurait embrasé ton désir de t’asséner un coup de poignard
dans tes viscères, pour te libérer de ton oppressante solitude,
Afin de ne plus essuyer les rebuffades de l’existence,
pour trouver enfin l’insatiable quiétude,
De ne plus être asservi à la tyrannie de cette reine,
au visage austère,
Qui sans vergogne dilace’rait ta chair,
Qui déversait sur ton indigence, son ineffable indifférence,
Jusqu’à ce que tu erres dans les froides ténèbres,
sur le quai d’une gare, avec ton âme et ton coeur,
tes valises chargées de souffrances,
Pour que tu échappes à ce vil oppresseur,
ton infâmante existence,
Pour que tu prennes la destination d’une lointaine contrée,
jusqu’alors ignorée,
Dont nul voyageur ne revient éprouver l’aprete’ de son passé,
Pour me révéler les mystères du néant, dans leurs complexités,
Que se passe -t’il après la mort ?
Je ne saurais vous le dire, je ne suis pas un génie,
un être retors.
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