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N'attendez pas de moi de message flatteur,
Ni même le mépris c'est tout juste, si j'ose
Commettre quelques vers d'une mince valeur,
Pour offrir à mon nid le charme qu'il dispose;
Suis-je un peu romantique, un soupçon trop discret,
pour rendre à ce terroir son charme inimitable,
En sachant qu'il n'est pas le pays de Daudet,
Pourtant si mon berceau demeure incomparable,
Ce n'est pas par la mer, ni même ses châteaux,
Par chez moi le soleil est souvent économe,
Fertile région, par ses nombreuses eaux,
Ce lopin bucolique et que la pluie assomme
Est unique pourtant, non pas par son patois,
Mais parce qu'il conserve ma jeunesse,
Je ne peux le nommer sans trembler de la voix,
Comme le blé en herbe, une intime tendresse
Transporte dans mon âme un bouquet de lilas
Qui mêle à son parfum la perle d'une larme,
Et garde dans mon cœur de merveilleux éclats,
Ainsi quand vient le soir, une cloche s'alarme,
je sens alors un mal tendrement m'envahir,
C'est l'esprit du passé qui sublime l'image,
Celle de mes parents fait toujours refleurir
Le souvenir heureux de ce charmant village.
Pour expliquer ce temps je prends l'homme à témoin,
Rien ne peut égaler, une terre natale,
Puisque nul part ailleurs la bonne odeur de foin
N'apporte autant d'essence à la flamme ancestrale.
Si je devais revoir, juste avant de mourir
Un authentique endroit de la célèbre France,
Nul doute, c'est là-bas que je voudrais sentir,
Une dernière fois les fleurs de mon enfance.
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