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A mon âge avancé je pense à toi maman,
Qu'importe le chemin car l'heure est à l'éloge,
Le temps n'existe pas, je reste ton enfant
Et ce plaisir au moins dans mon esprit se loge;
Ce livre aux pages d'or, je l'offre à ton regard,
Oui! ces vers sont pour toi, mon cœur te les adresse,
Reçois ce bouquet rose il fleure à ton égard
Les roses d'Ispahan, celles de ma jeunesse,
Qui te rappelleront le goût pur du passé,
Il est temps de cueillir les fleurs de ta couronne;
Tu mérites l'empire et le tien est sacré,
Alors voila pourquoi ma plume le claironne.
La note de ta voix, idéale douceur,
Est une corde unique, adagio de l'âme,
Elle a bercé mes jours, maternelle saveur,
Velours pour mon oreille, elle est une oriflamme.
Aucun amour au monde égalera le tien,
Nulle femme jamais n'approchera ton trône,
Plus fort qu'un sentiment, notre sang est un lien,
Mon cœur est un écrin où siège une icône.
Nostalgique ce soir, sous ton aile je viens,
Retrouvant le foyer des jours inégalables,
Avec un grand bonheur, pareil aux collégiens
Je retrouve le banc de tes genoux louables.
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