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Les soirs d’hivers embrasent tes navrances orphelines,
Dans ton jardin, tu cultives ta fièvre amoureuse
mesquine,
Pour l’art poétique, et ses cortèges de neiges
lyriques,
Qui te plongent dans des abysses ombreuses,
dolentes et pathétiques,
Tellement que tu es rongée par la malsanite’ du doute,
par l’absence atroce de talent pour écrire de la poésie,
Si bien que tu succombes sous les charmes altruistes
et hypnotiques des malines, l,héroïne et la dipsomanie,
Tu erres sous la maltraitance de tes souvenirs exécrables,
Ta vie est un flot de saveurs insipides immuables,
Tu te complais dans l’ignominie de l’inassouvissement,
Tu te claquemures derrière les cloisons abreuvées de silences,
et d’effrois que façonne l’isolement,
Où les malheurs musardent sur tes sentiers,
et se déposent comme des nappes de givres sur ton coeur,
Si bien qu'il se fige dans ses lugubres heures,
Comme la nature sous le joug brutal de l’hiver,
Et ton coeur s’écœure et vomit son plus douloureux
écœurement sur sa vie austère,
Comme un menu indigeste insatiable,
Où ne s’alambique point ton chagrin effroyable,
Qui te dévore insidieusement comme un serpent venimeux,
une maladie incurable.
Si bien que ton corps hurle dans sa décrépitude,
Tes amis sont loins, tu es profondément meurtri
par l’austérité de l’oubli, de leurs sollicitudes,
Tu meurs en étant enchaînée à ton informe solitude.
Pauvre Thérèse, saches que tu étais une poétesse
au talent prodigieux,
Je suis décontenancé par ta mort, être si délicieux,
Saches que j’aurais tant voulu émousser tes langueurs,
J’etais loin de toi, mais saches que je te chéris
avec la partition noble de mon cœur,
Avec mes symphonies de louanges et de fleurs.
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