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Je suis un ciel abreuvé de vapeurs monotones,
Une tessiture s’endormant comme une lente
agonie sous les violons de l’automne,
Une symphonie de soleils qui expire
dans les bras de la nuit,
L’âme du printemps qui est le reflet d’une rose flétrie,
La sève de ’été qui suffoque dans l’étreinte
funeste de l’hiver,
Le printemps de pluie portant sur ses épaules,
Le joug de sa vie austère,
Un astre qui s’étouffe dans les océans d’ombres
de l’éther,
Une âme moribonde sous le manteau accablant
de la misère,
Un espoir d’amour claudiquant comme un mutilé
sous le poids de ton absence,
Une langueur exacerbée qui ne peut pas rester sous silence,
Je ne suis qu’un soupir méprisé par l’austérité de ton exil,
Une joie dissoute dans la mer, en un battement de cil.
Tellement je ne peux pas supporter ton exil, mon amour,
Je t’aime à la folie ma chérie, chaque jour,
Je t’idolâtre ma princesse dans chaque recoin de mon cœur,
Ta grâce éperonne mon désir d’embraser une volupté
ineffable avec toi, dans la nuit parée de douceurs,
Je suis le feu d’amour qui crépite dans ta cheminée,
Je suis la pluie qui asséche tes rivières d’adversités,
Je ne suis pas qu’un balbutiement de tendresse,
Pour émousser tes alarmes, je suis un flot immuable
de délicatesse,
Mon amour n’est pas l’haleine glaciale de l’hiver,
C’est un printemps exalté arborant ses splendeurs
raffinées et singulières.
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