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Quand sonne l'angélus qui n'a pas entendu?
Au travers du bourdon un air de son enfance,
Ainsi que le poète a son cœur défendu,
Le vieillard se souvient d'une douce romance
Et chaque homme est pareil avec ou sans chagrin,
Il garde au fond de lui pour sa terre natale,
Tendresse, nostalgie et quelque soit l'écrin,
Misérable ou Bourgeois, nul autre lieu n'égale
Le décor authentique où s'ouvrirent ses yeux.
C'est à l'abri du coeur que le temps bonifie,
Sur un coussin de fleurs, cet endroit merveilleux.
S'y cachent la jeunesse et la mélancolie,
L'écho de nos quinze ans et tant de souvenirs,
Tel le prime baiser à l'ombre des vieux charmes,
Et le merle moqueur que portent les désirs
Ne distille aujourd'hui qu'un chapelet de larmes.
C'est au sein d'un coffret, sous des pétales blancs,
Que dorment les envois, les savoureux messages,
Telle une source au bois, un parfum de printemps
Restitue au rêveur les plus tendres images.
Comme l'eau qui s'écoule au revers du rocher,
Une sève d'amour imbibe le grand livre,
Les dates, les saisons, que l'on ne peut qu'aimer
Au vélin d'autrefois se parsèment de givre.
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