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Chère madame, vous éperonnez vos charmes prodigieux
pour vous faire aimer.
Sachez que devant vos grâces, pourpre’es,
Je ne cesse point de succomber.
Sachez que je suis prêt à m’enivrer d’amour pour vous,
Même si je dois braver les orages, les mers
et leurs courroux.
Veuillez noyer dans l’océan,
votre vision incrédule de mon amour,
Il brille comme la probité du jour,
Sachez que je ne désire point farder mes sentiments
par la félonie,
Même sous vos âpres exigences,
je serais un poète asservi.
Avec moi, votre âme ne sera point ombragée
par les déluges sinistres et vigoureux de l’automne,
Les rives de votre cœur, ne seront point affectées
par les filaments de joies blêmissantes et monotones.
Pour vous subjuguer, mon coeur pleurera
ses cortèges de neiges, en douceurs,
Si bien que nous embraserons nos voluptés
dans un océan de virevoltes pleines de splendeurs.
Sans exalter les extases défuntes de nos pudeurs.
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