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Hier, au soir l'amour chatoyait entre nous,
Tes yeux versaient sur moi la pureté des roses
Et ta bouche disait, véritables bijoux
Des mots si lumineux, de si charmantes choses;
Qu'il me vient aujourd'hui comme les astres d'or,
L'univers du bonheur, que déverse l'Olympe,
Un céleste besoin, que ma sergent-major
S'attache à rendre beau, de ma tendresse grimpe
A l'aube de l'orée un chèvrefeuille blanc,
Abritant mille oiseaux, pareil à notre idylle.
Je revois devant moi, ton cher regard ardent,
J'avoue avec plaisir, c'est vrai nul autre fille
Ne peut avoir ton charme, être telle beauté,
Ton doux parfum de fleur illumine mon âme,
Epris de tes beaux yeux, de ton corps vénéré,
Je t'aime à la folie, oh ma charmante femme;
Ton sourire enfantin fait chavirer mon coeur,
Tout le pouvoir d'avril, ne peut à ton image,
Enchanté mon présent, ton rire ravageur
Frémissant de soleil, toujours est un voyage.
De ma page fleurie une larme d'amour
S'écoule gentiment le plus sincère éloge
Annonce le bouquet juste à la fin du jour,
En découvrant mon ciel, la muse m'interroge
D'où vient ce cher bijou, quel est dont son prénom!
Marie est du Levant, cette reine est un ange,
Et l'astre en la voyant à dût sentir l'affront,
Une telle merveille oeuvre de Michel-Ange,
De la Création, ou d'un illustre Dieu,
Ne peut avoir qu'une ombre en rapport avec elle,
Nulle semblable rose et quelque soit le lieu
Sur terre comme au ciel, ne peut être aussi belle.
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