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Je suis le vent
Je suis le vent Printemps qui soulève ta robe
Pour découvrir le nid qui est caché dessous,
Mon amour reverdit, pourtant je me dérobe…
Mes baisers éoliens n’effleurent que tes joues.
Je suis le vent d’Eté brûlant entre tes cuisses
Et je vais te coucher dans un grand champ de blé,
Là tu vas succomber aux pulsions tentatrices
Pour me montrer la source de ton sexe mouillé.
Je suis le vent d’Automne qui soulève les feuilles,
Vendange tes caprices, grappille tes nausées
Puisque de notre amour je dois faire le deuil…
On peut rester vivant sans envie d’exister.
Je suis le vent d’ Hiver qui rallume la flamme,
S’ essouffle à espérer un aquilon de nous,
J’ai froid, je me réchauffe contre ton corps de femme,
Car je sais que ce vent pourra me rendre fou.
Je suis ce vent d'avant qui au quatre saisons
Fait tourner les moulins atrophiés de leurs ailes,
Je suis ce vent d'Autan en emporte le vent
Qui face à Don Quichotte a des idées rebelles.
Je suis ces vents scellés aux fantasmes célestes,
Ceux qui se lèvent tôt et meurent au couchant,
Ceux qui venant du Sud sont si souvent à l’Ouest
Et ne s’orientent pas faute de mouvements.
Je suis ces vents solaires qui caressent les dunes
De ton corps ensablé dans mes rêves mouvants,
Je suis ce doux Zéphyr qui regardant ta lune
Affole la girouette qui n’y voit que du vent.
Claude
Ecrit le 13 Juin 2021
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