Petits Reflets De soi

 

Mes poèmes - Livre d'or - Moi

 

La Brebis Folle

le dimanche 13 juin 2021, à 12:56. Posté par Zé



Il y a déjà si longtemps
Que je ne vois plus ta lumière
Egaré dans la nuit, errant,
Que je chemine en sens contraire.

J’ai cru trop fier, bombant le torse,
Pouvoir braver tous les dangers
Usant une à une mes forces,
Loin de tout guide et de berger.

Surplombant des hauteurs abruptes,
Pics hérissés de fausse loi,
J’entends le Malin qui chahute
Pour couvrir l’appel de ta voix.

Je suis assoiffé et si las …
Pardonne-moi cette arrogance
Qui me fit m’éloigner de toi,
Oubliant l’épine et la lance

Et ramène sur tes épaules,
Place quittée en pleine nuit,
Eperdue dans la parabole,
La folle brebis que je suis.


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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
plumedefou le dimanche 13 juin 2021, à 19:59
Bonsoir Zé,

très bien écrit, votre poème me plait, d'autan plus qu'il me rappelle ceci :

« Un homme avait deux fils. Le plus jeune a dit à son père : “Père, donne-moi la part d’héritage qui devrait me revenir.” Alors le père a partagé ses biens entre ses fils. Quelques jours après, le plus jeune a pris tout ce qui était à lui et il est parti dans un pays lointain. Là, il a gaspillé ce qu’il avait en menant une vie de débauche. Quand il a eu tout dépensé, une dure famine a frappé ce pays, et il s’est trouvé dans le besoin. Il est allé jusqu’à se faire embaucher par un des citoyens du pays, qui l’a envoyé dans ses champs pour garder les porcs. Il aurait bien voulu se nourrir des gousses de caroubier que les porcs mangeaient, mais personne ne lui donnait quoi que ce soit.
« Quand il a retrouvé la raison, il s’est dit : “Tous les employés de mon père ont largement à manger, tandis que moi ici je suis en train de mourir de faim ! Je vais partir et retourner chez mon père, et je lui dirai : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Fais de moi l’un de tes employés.’” Il s’est donc mis en route pour retourner chez son père. Alors qu’il était encore à une bonne distance, son père l’a aperçu et a été ému de pitié. Il a couru vers lui, l’a pris dans ses bras et l’a embrassé tendrement. Son fils lui a dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père a dit à ses serviteurs : “Vite, apportez un beau vêtement, le plus beau, et mettez-le-lui. Mettez-lui aussi une bague au doigt et des sandales aux pieds. Et amenez le veau engraissé, tuez-le, mangeons et faisons la fête. Car mon fils que voici était mort, mais il est revenu à la vie ; il était perdu, mais le voilà retrouvé.” Et ils ont commencé à faire la fête.

Amitié de poète, Marcel, alias plumedefou...


worrell02 le lundi 14 juin 2021, à 23:40
Bonsoir José,
L'important c'est d'avoir conscience de son égarement et de se laisser reconduire à la bergerie.
Bises. Ivy

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