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Vous croyez en l'amour dont l'âpre feu vous presse
Mais la fleur que vous brisez soupire avec ivresse
Les miroirs se troublent et pleurent
Et les ténèbres seules demeurent
Et comme un voile pur du ciel resplendissant
Tu jetas la clarté sur ce monde naissant
Chantant d'une voix douce et sans rompre les chaînes
Nous allions dans la nuit qui priait sous les chênes
Comme une vieille cité déclinante et seule
De qui les clochers sont de moroses aïeules
Eveillant encore des feux sous la cendre couverts
L'âme s'évapore en accents perdus dans les airs
J'élève mon regard vers la voûte azurée
Où nagent les astres dans la nuit éthérée
D'un chant très profond de tristesse
Il va pleurant comme une âme en détresse
En notre âme fermée ainsi qu'un donjon noir
Nous sentions se lever des lumières d'espoir
Ruisseau pur et sacré qui, coulant à jamais
En dérobant ta source épanches tes bienfaits
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