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Voici que les mendiants errent
au chevet de la nuit étoilée.
C'est le balbutiement étrange et dolent
de la valse des âmes damnées,
Où se fanent dans leurs cerveaux,
leurs desseins exquis de voluptés,
Où transpirent les visages sculptés
Par les lames sanguinolentes de la pauvreté,
Où les heures de l'empathie ne sont pas prêtes
de sonner dans les froides gares désaffectées,
Où les cordes de givres enlacent les corps
décharnés,
Où les vagabonds n'ont rien d'autre à boire
que l'humidité qui suinte des murs
insalubres,
Où flanent sur les voies ferroviaires
les âmes sinistres et lugubres,
Là où leurs heures d'allégresses sont brisées
dans le confinement de l'austérité,
Là où ils sont fouettés par les vents glacials
de l'obscurité,
Où ils s'enlisent dans leurs grandes frustrations
de ne point pouvoir accéder à la prospérité,
Là où respire l'odeur nauséeuse de leurs
décrépitudes,
Là où ils se perdent dans l'affreuse solitude,
Là où trébuche les mendiants dans les couloirs
inondés par les vides cruels d'opulences,
Avec leurs hurlements inapaise's devant
les absences de leurs pitances,
Où les âmes désespérées expirent
sous l'indifférence atroce des héritiers
du faste, en silence.
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