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Depuis ton absence ma chérie, ma vie est un ciel brouillé
de l'automne,
Accablé de nuées sombres, pernicieuses et monotones,
Et ton exil embrase en mon coeur,
une incurable tristesse!
Si bien qu'envers toi mon amour,
mes feux ne brillent plus de noblesses,
Toutes mes vagues d'amours pour toi,
se brisent comme des navires, des âmes sensibles en perditions
sur des sinistres et noirs écueils,
Et saches que ton adultère érige mon cercueil.
Mon coeur est déchiré par d'ineffables douleurs,
Mon moral sombre dans des mers de noirceurs,
Depuis que toi mon épouse,
je sens que tu n'es point corrodée par le remords,
Mais saches que je n'ai point d'alarmes,
pour m'asservir aux desseins funestes de l'insatiable mort,
Et j'attends hâtivement que le cortège
de mes langueurs affreuses succombent
sous la faucille de l'hiver,
Afin qu'elle me libère de tes symphonies d'amours opales et austères.
Et des grands remparts de ma solitude
ténébreuse et délétère.
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