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A l'heure ou le bétail disparait des campagne,
Que la ville grignote herbages et moissons,
Que trop de paysans se trouvent sans compagnes,
Que règne le dédain autant que les félons.
Que se fane la rose et que la feuille, tombe,
Au char de la grandeur succède le désert,
A force de béton l'humain creuse sa tombe.
Au siècle ou nous vivons l'avenir n'est plus clair.
A part quelques mortels qui se souvient encore,
Du parfum des blés mûrs, du chemin forestier
Après la pluie en juin quand l'humus s'édulcore;
Qui garde un souvenir de l'eau du bénitier.
Ils ne sont pas nombreux ceux qui parlent aux étoiles,
Ceux qui sème des mots, des trésors de douceur
Sur l'âme des défunts. ne reste que les toiles
De ces temps révolus, dont je sais la valeur.
Plus de traditions, de noces romantiques,
De fêtes des moissons, finit les bals chantants,
Les airs d'accordéons, les bouquets angéliques
A la belle saison, les cortèges en blancs.
Il nous manque aujourd'hui le bruissement d'abeille:
Le cocon merveilleux de la paille et du foin,
D'entendre les oiseaux quand l'aube se réveille
En plein coeur du terroir. comme c'est déjà loin
Le vieil encrier blanc; l'époque de la plume,
De l'ardoise et la craie à l'âge du muguet,
Aux jeux ont succèdé le sérieux costume,
Les odeurs de l'enfance agonisent au buffet.
Le gosse d'aujourd'hui si je lui dis, javelle
Me répondra-t-il, gerbe, un grand doute est permis,
Saura-t-il à quel mois nous reviens l'hirondelle,
Son retour restera certainement concis.
Nous laissons quelque part, l'or de notre jeunesse
En perdant l'innocence et la saveur du temps,
Que de coquelicots expriment la tendresse,
L'image en noir et blanc, la fin des paysans.
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