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Poète de l'amour, des bois, du firmament,
J'aime puiser mes vers aux lèvres de la rose,
A l'écho du vallon que la grive propose,
Quand s'adoucit le rêve aux pampres du couchant.
J'admire la beauté, la femme est son enfant,
L'appel de la chouette au soir, dans l'ombre close
Près des chênes, que la mélancolie arrose,
A l'heure où meurt au loin l'or pur d'un cor dolent.
J'adore le parfum ombreux du chèvrefeuille
Et le céleste œillet que l'amoureux effeuille;
Par ses fleurs, les oiseaux avril parle à mon coeur,
Tout autant que le Doubs que l'aube sanctifie ,
Quel plaisir d'écouter son ramage enchanteur;
Mais ce que je chéris plus que tout c'est Marie.
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