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J'habite un vert pays d'échos mélancoliques,
Où le bétail au soir raconte élégamment
Une lettre d'amour au message émouvant,
Ainsi le vent léger sur les pâles colchiques,
Souffle pour les oiseaux des textes poétiques,
C'est les larmes aux yeux que mon cœur le défend;
Plus je vieillis et plus il est en moi vivant,
A travers son concile et ses eaux romantiques,
A plus de cinquante ans je connais sa valeur,
Ailleurs que sur ma terre il porte sa senteur
C'est pourquoi le poéte à la source se penche,
La sève du passé comment la retenir,
Quand l'ombre de la vie emprunte un souvenir,
Toujours l'enfance d'or couvre la page blanche.
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