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Que de fois, je l'avoue en vous voyant passer,
En moi, j'ai senti naître une intime tendresse,
Une perle d'amour, plus pur qu'un vin de messe.
J'aurais donné mes vers, mon âme de berger
Pour un regard de vous, je n'ose imaginer
L'amorce d'un sourire, un geste, une caresse,
Peut être que mon cœur aurait, plein d'allégresse,
Su vous dire les mots, afin de vous charmer,
Mais la timidité rongeait mon éloquence,
Même mes sens étaient devant vous de faïence,
Il faut bien convenir face à l'art idéal
Ce charme singulier, cette innocente grâce,
C'est vrai, n'est point commun alors un tel régal
A la flamme du jour par Dieu, je ne m'en lasse.
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