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La vie est une source, une eau que le temps mène,
L'ombre meurt où s'accroît, c'est selon le soleil,
Entre l'aube et la lune il faut choisir sa reine;
L'église de l'esprit ne connait de sommeil.
Qu'importe le niveau, si vive que soit, l'âme,
A chacun son sillon quelque soit le destin,
Le sentiment avec l'idée est une flamme,
Pourtant en bout de ligne arrive un jour, la fin.
Mais avant le grand saut quelque chose peut croître,
Comme un état de grâce, une émanation,
Pour l'homme, le rêveur l'amour n'est pas un cloître,
C'est aussi le bonheur, la contemplation.
De l'aurore à la nuit, il reste le mystère,
On marche vers la mort et nul n'est éternel,
Pareil à tous, je suis un enfant de la terre,
Je rêve, est-ce pour ça qu'on me croit solennel.
En découvrant mon livre aimera-t-on mes roses?
Peut être dans trente ans ou peut être jamais,
Peut être que l'envoi restera lettres closes.
Sur un tertre Comtois, je dormirai en paix.
Que j'aimerais savoir qu'au détour d''une page,
Le souffle d'un quatrain ensoleille un regard,
Qu'un épique poème illumine un visage
Ou déclenche une joie à l'image de l'art.
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