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Je voudrais voir éclore

le jeudi 22 avril 2021, à 13:48. Posté par plumeflore


    A l'instant de la mort, mais que restera-t-il
    Sinon le souvenir, la question m'obsède,
    A la fin de la fin, l'âme est-elle un béryl?
    Est-ce que tout s'éteint, où le ciel nous possède?

    L'idéale serait de retrouver les siens;
    Une vue à la vie au seuil de la pénombre,
    Le rêve inaccessible offert aux paroissiens,
    Jardin de multitude où s'efface le nombre.

    J'en doute voyez-vous pourquoi partir un jour
    Retourner le miroir, devenir un mystère?
    Il faut naître et mourir et ce, chacun son tour,
    Pour les vieux j'en conviens la vie est éphémère.

    Je voudrais voir éclore avant d'être inhumé,
    Une humble humanité, sur cette triste terre,
    Pour la cause animale, amour et dignité,
    Pour chaque homme respect, au lieu d'une chimère.

    Chaque être est un trésor, un miracle vivant,
    De l'homme à la fourmi, du lion à l'oiseau mouche,
    Dans le monde partout l'horreur est au présent,
    Toujours autant de faim, mêmement de cartouche;

    Penchons nous sur la fleur, ce prodige odorant
    Où sur le papillon son mari dans le rêve,
    Entendre un rossignol, à l'heure du couchant,
    Au coeur du mois de mai quand la lueur s'achève;

    La voix de Philomèle ensoleille la nuit;
    Tout comme la hulotte et le chant de la source,
    L'enchantement partout, l'avantage gratuit
    Et même sans la faune il reste la grande Ourse.

    Au retour du coucou, le poète sourit,
    Au ceint d'un vert buisson son nid est un chef-d'oeuvre,
    Enfin c'est pas le sien, il faut rendre son lit
    A César, le berceau d'herbe fine, c'est l'œuvre

    D'un banal passereau, rousserole ou verdier
    Le vil choisi sa proie au retour de l'Afrique,
    Sa ligne d'épervier, surtout ne pas s'y fier
    Pas un seul sentiment, pas d'âme romantique.

    Pourtant c'est la nature il faut bien l'accepter,
    Vu du regard humain, cela parait sinistre,
    Mais regardons de près, avec l'oeil du berger,
    L'honteuse humanité, le mal qu'elle administre.

    Ne pas fermer les yeux, c'est vivre pour l'espoir,
    Devant tant de malheur comment être optimiste,
    Ce siècle est répugnant, le dire est un devoir,
    Les méfaits des humains, je n'en ferai la liste.

    J'aimerais du soleil, pour tous un grand bonheur,
    Des rires, de l'amour, j'ai bien peur que mon rêve
    S'échoue avant la plage et reste voyageur,
    Un mirage de plus, toujours loin de la grève.


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