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Quand tu auras la mémoire en goguette ,
Sans tracas , sans casse-tête ,
Un souvenir puis deux , puis trois ,
Et tout à coup c’est l’effroi .
Quand tu auras la mémoire en stand-by ,
Quelques larmes sur ton chandail ,
Comme dans l’attente d’un départ ,
Ce trépas qui sépare .
Quand tu auras la mémoire en ruines ,
Les yeux comme emplis de bruine ,
Un grand silence , une grande détresse
Et dans une étreinte , la tendresse .
Quand tu auras la mémoire en sérénité ,
Loin des tumultes de l’humanité ,
A l’affût du moindre bain de jouvence ,
Pour une nouvelle existence .
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