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Bien après l'angélus environ vers minuit
De la cave au grenier, tel un tigre il explore
Le plus infime coin et nul ne le déplore
Gare aux souris, aux rats, il braconne sans bruit;
Rien n'échappe à son œil, même au cœur de la nuit
Lorsque manque la lune et que l'ombre, dévore
Le spectre des maisons, sa griffe, frappe encore.
Son plaisir de chasseur souvent loin le conduit.
A la pointe du jour se lève le soleil,
Lui, retrouve son lit, de même le sommeil,
Mon jour devient sa nuit, à chacun son mystère,
Pour moi c'est l'ange noir, pour d'autre le suppôt,
J'imagine parfois sa trotte solitaire
Et mon rêve se mêle à son divin repos.
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