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Puissè-je encor longtemps sentir ton âme éprise,
De la vague dolente au lumineux pays,
Que l'ardente émeraude où mes vers sont inscrits
Suinte de bonheur, d'amour, se béatise,
Que le miel coule tendre et qu'il nous poétise,
Je ne demande pas que mon glas soit exquis,
Mais juste que mon mal sous les fleurs, meurt concis.
Dénouant ta beauté je rêve d'une église,
D'un lit voluptueux caresser par le vent,
Dans un endroit désert, pour entendre mon sang,
Quand le jour fanera comme une sombre épave,
Si possible demain à l'aube d'être vieux,
Sur les pas de l'hiver, triste mais pas esclave,
Puisse mon coeur s'éteindre au ciel de tes beaux yeux.
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