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Quand une flamme d'or inonde notre esprit,
Eblouissant ruisseau, que la verve s'allume,
En fleurs, en papillons le printemps se consume,
Qu'aux premiers pas du jour un ange en nous écrit;
Qu'un mal délicieux nous tient jusqu'à la nuit,
Vient caresser nos yeux avec sa blanche plume,
Qu'un frémissant émoi, propage son écume,
Cette étrange douceur nous poursuit même au lit,
Encore prêt, les doigts ne lâchent pas la lyre,
Rossignol impulsif, un seul rêve séduire,
C'est d'un brin de laurier que suinte l'encens,
Mais l'âme s'habitue et le cœur en abuse,
Qui sauve le poète au supplice du temps?
Quand la main est en deuil, que s'absente la muse.
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