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J’aimerais graver tes initiales sur un arbre,
Comme cela, juste à côté des miennes.
ML, JL… côte à côte, apposé ici sur ce grand chêne,
Gravé bien plus profond que certaines dans le marbre.
Les gens passeraient devant et les regarderait,
En se disant, « quel bel amour doit les unir ».
Nous, et à nous deux seulement on le sait,
Que ce sont des limites, que rare peuvent franchir.
On s’est aimé au tout début par écrit,
Par des choses simples, des choses de la vie.
Ensuite on s’est aimé par le regard,
Et à ce moment très précis démarre une autre histoire.
Car après les regards, vient la rencontre,
Celle-ci en soit toute anecdotique,
Avec laquelle je n’avais vraiment rien de contre,
Mais qui allait s’avérée tout simplement magique.
Je t’ai vu sortir de ta voiture en souriant,
Moi j’arrivais vers toi tout en tremblant.
On a causé de choses bien banales,
Mais ça devenait simplement génial.
Je t’ai demandé si je pouvais t’embrasser,
Chose à laquelle, tu n’as rien répondu.
Vers moi, ta tête, tu as seulement penché,
Et j’ai gouté à tes lèvres, qui devant moi étaient tendu.
Je ne désire plus, maintenant, qu’une chose,
Être, toujours et encore avec toi, en osmose.
Tu es si belle que je veux te remplir de bonheur,
Car tu as complètement chamboulé mon cœur.
Magali, je prends maintenant mon couteau,
Et commence à graver l’écorce de ce majestueux chêne.
ML, JL, que je grave maintenant bien net et bien haut,
Pour que les gens sachent, bah à quel point on s’aime…
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