|

Ma peine en est témoin, combien d'heures passées,
A l'ombre de ta tombe en attendant le soir,
Alors que tu vivais toujours dans mes pensées,
Il fallait bien y croire avec si peu d'espoir;
Combien de fois mon Dieu, j'ai pleuré sur la dalle
De ce tertre Comtois, j'aurais voulu mourir,
Pour clore ce chapitre en histoire idéale,
Qu'il ne reste de nous qu'un même souvenir.
La pierre aurait gardé, d'un graphisme semblable
Aussi frêle qu'un fil nos deux prénoms unis,
Pour mettre un point d'honneur à l'amour mémorable;
Mais hélas certains vœux demeurent insoumis.
|