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Ainsi que le berger, celui qui sait le nom
Des fleurs, des papillons, des herbes Provençales,
Nous devons retrouver une saine raison,
Réapprendre le sens des joutes musicales,
Celle du rossignol mérite le détour,
De nuit comme de jour, de l'aube au crépuscule,
De la brune à l'aurore, il chante son amour,
Caché dans le feuillage avec force il module;
Frère est le rouge-gorge à la même saison,
Ses notes en bouquets sur la plaine amoureuse
Tourmente le silence et coule un doux frisson
Qui se mêle au refrain de la douce mésange.
L'arbre n'est pas qu'une ombre, il accueille l'oiseau,
Son nid, ses oisillons, l'écureuil et l'insecte,
C'est aussi pour l'enfant la vigie, un vaisseau,
Il donne vie aux fleurs dont le paon se délecte,
La moindre coccinelle est un bijou vivant,
Une broche carmin, que dire de la rose
Sinon qu'elle est exquise et belle infiniment
Surtout au mois de mai quand le soleil s'y pose.
Nous qui ne savons plus, le sens de tous les vents,
Peut être Pas plus où se trouve la grande-ourse,
Je crains que peu de gens connaisse l'or des champs,
Ecoutons-nous encore au bois, jaser la source.
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