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Le soir, quand l'oiseau chante aux abords de son nid,
C'est tout l'art du printemps, sous la verte feuillée,
Qui vibre tendrement à l'aube de la nuit,
C'est l'heure ou le poète inonde sa pensée,
En buvant le bouquet, de l'humus et l'encens;
Avant les blonds épis, plein de chaudes haleines,
Tout les arbres en fleur tremblent éblouissants,
Au théâtre des Dieux et des ombres sereines.
Le merle parle aux fleurs, la source aux amoureux,
La vie est un miracle au joli mois des roses,
A chaque pas du jour les bois sont langoureux;
Sous l'archet des pinsons, les sous-bois sont des proses;
Les lys au col de soie acceuillent le vulcain,
Exhalent des odeurs que la brise disperse,
La scille et le muguet, compagnons du chemin
Invitent la douceur, que la fauvette, berce.
La nature est un temple, un Parnasse, un écrin.
Pour la biche ou l'humain l'amour est un supplice
Au combien merveilleux, ce don cher à Rodin,
Ce vin du villageois, quand l'oeillet rentre en lice,
Quand la source s'échappe, annonce l'or du temps,
Paisible est la forêt, pour l'âme romantique,
L'eau songe devient vive et parle à tous les vents,
A l'heure ou le rêveur, passe mélancolique.
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