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J’ai fait l’amour avec le Yéti
26 Janvier 2021
J’ai décidé ce jour là de faire l’ascension du K2 (8611) mètres d’altitude.
Deuxième sommet après l’ Everest.
A 6000 mètres, j’avance péniblement, entouré par le brouillard.
La neige tombe abondamment.
Est-ce le mal des montagnes, le manque d’oxygène, la perte de repaires ?
J’ai l’impression que quelque un me suit sournoisement.
Je commence à trouver la personne un peu ‘’ crampon ‘’.
Normal pour un alpiniste !
Je me retourne, je prends mon courage à deux mains, ou plutôt à deux moufles.
Malgré la faible visibilité, j’arrive à distinguer une forme bizarre, moitié homme,
moitié bête, pleine de poils hirsutes.
Cette créature se met à parler et me dit d’un air suppliant :
‘’ Prends-moi ! Prends-moi !‘’
Sur le coup, quand on vous parle comme ça sur une pente du K2, je peux vous dire
que ça jette un froid !
Perso, j’ai plutôt envie de prendre la poudre d’escampette et de revenir au
camp de base, tant l’être me semble effroyable et hideux.
Mais, sachant l’effort que cela nécessiterait pour retourner sur mes pas en pleine
tempête, je décide de faire face à l’inconnu.
Et là, je comprends vite qu’il s’agit du Yéti.
‘’ Prends-moi ! Prends-moi ! ‘’ continue t-il de gémir, tu es ma providence, tu
tombes à ‘’ Pic ‘’ ! ‘’
Vu que je suis au Sommet de ma carrière, j’ai pris l’habitude d’éviter de paniquer.
Il rajoute :
‘’ Viens chez moi ( je n’habite pas chez une copine ) tu ne peux pas rester dehors
par moins trente degrés.’’
Je ne réfléchis pas trop longtemps, car la nuit va commencer à tomber et j’ai
perdu du temps en discutant avec le Yéti.
Je n’aurai jamais la force de regagner le Camp numéro II et je risque de mourir de froid.
Bien que la pensée d’être obligé de sucer le Yéti ne soit pas très alléchante, j’accepte
quand même son offre, disons que c’est la raison qui l’emporte.
J’avais le cul entre deux chaises, mais il fallait bien que je me décide.
Et puis dans mon for intérieur, je me suis dit que quelque part, il n’était pas donné
à tout le monde de faire l’amour avec le Yéti.
On ne fait pas l’ascension du K2 tous les jours.
C’était peut-être une expérience à vivre et ça pourrait me rapporter du pognon
de passer sur BFM TV pour raconter mes cochonneries.
Alors, pourquoi ne pas saisir cette…chance ?
A force de me dire ‘’ Prends-moi ! ‘’ je vous avoue que ce Yéti finissait même par
exciter ma…curiosité.
Le Yéti avait une telle envie que je le prenne au plus vite qu’il m’a fait prendre un
raccourci pour que l’on soit le plus rapidement possible chez lui.
Au bout d’une heure de marche, on arrive enfin.
Son refuge ressemble à un Abominable Mobile Home des Neiges.
En entrant, je pense qu’il va de suite se jeter sur moi .
Mais non, là, très gentleman il me demande de m’asseoir et il m’offre une
tasse de thé.
Il commence à me raconter sa vie, en me disant que tout le long de son
existence, il n’avait jamais eu de cul.
En plus, il s’est mis à me parler de faits ‘’ postérieurs ‘’ à certains évènements.
Mais dans ses propos, certaines allusions finissent par me troubler.
En plus, je fais une grosse erreur en lui disant :
‘’ Excusez-moi, mais on se les gèle ici ! ‘’
Il me répond du tac au tac :
‘’ T’inquiète pas, je vais bientôt te les réchauffer, ma spécialité, c’est
les œufs en neige ! ‘’
Je comprends vite que je suis acculé et qu’il m’est difficile de reculer devant
ses avances.
De plus il a fermé la porte et il a mis les clés dans son slip ( en peau de chamois bien sûr ),
Histoire de me faire comprendre que si je voulais m’en saisir, qu’ il faudrait que je mette les mains
dans le cambouis.
Ca ne tarde pas, le voila qui se lève en rajoutant :
‘’ Bon ! je ne t’ai pas emmener ici pour enfiler des perles, mets toi tout nu, mais
garde tes moufles, ce sera plus excitant.
Là, je me dit ‘’ Tiens ! le Yéti lui aussi doit avoir des fantasmes !’’
Remarquez, chez nous aussi, certaines personnes pour mieux jouir ont
besoin de fantasmes, alors, pourquoi le Yéti n’en aurait-il pas lui aussi ?
Je commence quand même à flipper et j’ai le réflexe de sortir mon téléphone
portable pour prévenir mon pote Kat,au Camp numéro 2.
Le Yéti me laisse faire tranquillement le numéro et s’esclaffe :
‘’ Tu te mets le doigt dans… l’œil en pensant que la 4 G passe ici . Tu peux toujours appeler,
personne ne te répondra ; ‘’
Putain ! ce Yéti de mes deux que je prends pour un être primaire a des connaissances
sur mon abonnement SFR !
Je comprends que tout est perdu et que je n’ai plus qu’à subir les volontés érotiques
( voir sado-maso ) du Yéti.
Dans ma tête, je suis certain que le yéti doit baiser comme une bête.
A ma grande surprise, vu que c’était lui qui me disait au début : ‘’ Prends moi ‘’,
c’est lui qui me prend.
Je pense qu’entre temps, il a changé d’avis.
De ses parties, j’en prend vite mon parti, mais sans aucun parti pris.
Pendant l’acte, il fait preuve d’une grande fermeté mais en même temps
d’une grand ouverture d’esprit.
Il fait même preuve d’humour, allant jusque à me dire après l’introduction :
‘’ Alors, Yéti ou Yéti pas ? ‘’
A quatre pattes, et à bout de souffle, vu que j’avais du mal à respirer à
cause de la très haute altitude, je me contente de lui répondre en haletant :
‘’ Dans la vie, il faut voir le bon côté des choses, je ne cherche même pas
a savoir ce qui se cache derrière vos intentions ‘’
Le Yéti termina sa sodomisation dans un cri énorme qui fit trembler tout le
Mobile Home des Neiges et que certainement mes potes du camp de Base
ont du entendre.
Je me réveille en sursaut et en sueur sous la tente du Camp numéro II.
En ouvrant les yeux, je vois penché au dessus de moi Kat, un compagnon
de cordée avec une tête hirsute pleine de poils et une grosse barbe.
‘’ Salaud ! Salaud ! lui dis-je, c’était donc toi !
C’est toi qui m’a ‘’ planté ‘’ sous la ‘’ tente ! ‘’
Kat me regarde, complètement interloqué.
Je ne comprends pas, je suis à poil sous mon duvet, j’ai gardé mes moufles
et j’ai mal au cul !
Kat finit par s’énerver et me répond :
‘’ T’es con ou quoi ? ca fait une demi heure que tu délires et que tu gueules
Prends-moi, Prends-moi , ça doit être le manque d’oxygène qui t’a troublé le cerveau.’’
Pas très convainCul par ses propos, je me mets le doigt entre les fesses pour voir
si le trou n’est pas trop béant.
Assez gêné, je finis par m’excuser auprès de Kat en lui confirmant qu’effectivement
c ’est le mal des montagnes qui devait être la cause de ce mauvais rêve.
Rassuré, je le serre dans mes bras en lui disant :
‘’ Pardonne moi, Kat, mon doux ! ( Katmandou )’’
Et en rigolant, je lui dis :
‘’ O ! Kat ; Prends- moi, Prends-moi ‘’
Et effectivement ,tous les deux, on a été pris d’un sacré fou rire !
Claude
( écrit sous médicaments…ce qui explique tout)
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